Terres Fermes – des lieux de vie agri culturels

Des lieux de vie agri-culturels

Terres Fermes est né de constats et d’envies :

  • Une partie du patrimoine rural est menacé par l’abandon
  • Une agriculture durable pour les sols comme les écosystèmes, l’écoconstruction sont des voies de réhabilitation
  • Les liens entre les ruraux et les urbains sont de plus en plus ténus
  • Nombreux sont les citoyens qui souhaitent repenser leur manière de vivre et de s’alimenter.

Dépendance à des ressources finies, métabolisme linéaire, usage déraisonné de matériaux polluants, artificialisation : agriculture et architecture partagent de nombreux maux dont il est urgent de s’extraire. En tant qu’architectes sensibles aux problématiques agricoles, nous portons une partie de la responsabilité et avons les moyens de nous engager contre ces phénomènes.

Il y a beaucoup à faire, mais heureusement, pas tout à inventer. Des modèles agricoles et constructifs alternatifs existent déjà, plus résilients face à l’approvisionnement fossile et au changement climatique, plus respectueux de la terre et du vivant, plus conviviaux. Parallèlement, de nombreux bâtiments agricoles anciens restent inoccupés, et constituent un patrimoine riche qui n’attend qu’à être valorisé.

Chez Architecture et Développements Sonia Cortesse, nous souhaitons réinvestir ces lieux et accompagner des projets qui pensent ensemble ces problématiques. Ainsi nous formulons l’hypothèse que les  fermes coopératives peuvent constituer une partie de la réponse, en associant habitat, agriculture et tiers-lieu dans des projets collectifs où la mixité d’usage et la mise en commun en assurent la durabilité. Des fermes pour modestement contribuer à la résilience francilienne, avec l’espoir d’inspirer de nouvelles initiatives locales comme d’autres nous ont inspiré celle-ci.

C’est au sein des 400 Coop, une supérette coopérative qui propose des produits locaux et bio, que nos discussions ont commencé.

Agriculture : mutation du modèle  

L’agriculture mérite une attention toute particulière, en tant qu’une des premières causes de dégâts environnementaux, et en retour l’une des activités plus vulnérables à ceux-ci. Le modèle agricole industriel repose sur un métabolisme linéaire extractiviste. En amont, il est hyper dépendant de ressources finies : les engrais azotés sont essentiellement d’origine anthropique ; le phosphore est principalement issu des mines ; et les engins agricoles lourds sont dépendants d’énergies fossiles. En aval, en plus des émissions de gaz à effet de serre, les surconcentrations locales d’engrais et de produits phytosanitaires causent des eutrophisations graves des milieux habités. Ainsi il est urgent de repenser la façon dont nous cultivons la terre.

En Ile-de-France, les 11 millions d’habitants de l’agglomération parisienne consomment 3 millions d’hectares de terres agricole pour leur alimentation, c’est six fois la surface agricole utile francilienne. Alors il n’est pas envisageable que la région puisse soutenir sa propre alimentation, mais elle peut au moins la réintégrer.

D’autres façons de faire émergent, ou réapparaissent. Des pratiques de sol vivant: permaculture, forêt-jardin, pratiques paysannes. Elles ne répondent probablement pas encore à tous nos besoins, mais présentent de bons espoirs. Plus diversifiées, plus frugales en intrants, mais aussi plus intenses en main-d’œuvre, peut-être moins productives. Naturellement, ces changements ne se feront pas simplement, et demandent un engagement collectif. Alors que les agriculteurs sont de moins en moins nombreux, de plus en plus vieux et masculins, et travaillent seuls[2], il faut accompagner la mise en place  de modes coopératifs pour les soutenir, et accompagner la nécessaire reconversion d’une partie de la population  vers des métiers agricoles.[T.M1] 

La terre-ferme est hybride

A contre-courant de la spécialisation des espaces, nous cherchons à redéfinir le programme d’une ferme contemporaine, et à retrouver les synergies qui s’opèrent entre différentes fonctions. La terre-ferme est construire autour de trois entités : Une activité agricole professionnelle nourricière donc diversifiée, en polyculture, qui tente de s’affranchir de l’usage de produits fossiles. Elle rassemble des agriculteurs confirmés et des néo-agriculteurs, et lie la pratique et la recherche, pour cultiver durablement la terre ; Un tiers-lieu, qui accueille des activités liées à la production permacole et l’éco-construction, des espaces de travail, de formation et de culture ouvert sur le territoire, des activités artistiques, un accueil à la ferme. Le tiers-lieu est un catalyseur qui apporte de la visibilité au projet, pour la stabilité du modèle agricole, et pour encourager d’autres initiatives ; Un habitat participatif, intergénérationnel, qui rassemble plusieurs foyers, mutualisent des espaces et des moments de vie. L’habitat est le liant de la vie sociale de la ferme, l’hybridation la rend plus résiliente.

 
En somme, par son caractère villageois, la terre-ferme constitue une unité de vie, qui pense architecture et agriculture comme deux entités indissociables :

« L’agriculture et l’architecture sont des pratiques de domestication complémentaires qui ont émergé il y a environ 10 000 ans. Compte-tenu de la situation environnementale actuelle, aucun raisonnement solide ne peut tenir aujourd’hui si on fait l’impasse sur la reconnexion de ces deux disciplines »[1]

[1] Sébastien Marot, philosophe et professeur d’histoire environnementale. Agriculture and architecture, Taking the countryside.

Initiateurs et acteurs engagés

  • ADSC Architecture et Développements Sonia Cortesse

Rôle : Pilotage de projet, maîtrise d’œuvre, qualité environnementale. Développer les synergies entre les programmes

Objectifs : Arrêter l’artificialisation des terres, valoriser le patrimoine, construire sobre.

  • Julien Aydogdu

Lieux

Au sein de la Seine et Marne

Chartes

Intention du projet

Usage et programme

Construction

Comment participer ?

Partenaires du projet :

Ils nous soutiennent :

Pour nous contacter : info@terresfermes.org

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